IN TERRA PAX
Retraite
sur
« Les blessures de la Vie »
avec le Père Maxime
(Moine de Chevetogne)
En tout homme coexistent un « Pharaon » et un « Fils d’Israël ». « Pharaon » représente, chez l’homme, le « moi » dur et insensible, animé par la volonté tyrannique et obstinée de parvenir à des fins obscures et mesquines, limitées au monde des apparences. Le « Fils d’Israël » correspond à la partie intime de l’âme, mue par une compassion universelle et éprise d’un espace plus vaste, où le monde peut enfin révéler sa bonté et sa beauté. Le « Fils d’Israël » obéit à une volonté créatrice transcendante, qui l’appelle à découvrir d’autres horizons. Le conflit des deux volontés en l’homme est à la source d’une profonde vulnérabilité. Nombreuses sont les blessures qui portent atteinte à l’intégrité de cet homme. Il est difficile de les dénombrer car irrésolue est la question de savoir, au travers de telles « blessures de la vie », « qui blesse qui ? Est-ce, en la circonstance, la vie qui est blessante ou la vie qui est blessée ? ». Le paradigme biblique des « dix plaies d’Égypte » pourra, ici, nous aider à effectuer une lecture symbolique de la genèse des blessures qui atteignent l’image de l’homme.